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Dernière mise à jour: 31/08/2013

A deux kilomètres du centre de Marovoay se trouve le quartier de Ambovomavo, où les Pères Carmes Déchaux ont acquis récemment un terrain de 10 hectares. Sur ce terrain ils ont l’intention de s’installer, dans quelques années, et de réaliser l’église et le couvent. En attendant a été déjà construite une petite école avec quatre salles de classe pour les premières années des cours élémentaires; le bâtiment est destiné à être agrandi au fil du temps.
L’Association a financié la réalisation d’un dispensaire inauguré le 16 avril 2007, présents l’Évêque de Mahajanga et d’autres Autorités du Ministère de la Santé du Madagascar. Il s’agit d’une construction de 300 mètres carrés, avec cabinet médical, poste de secours, salle pour échographie, cabinet dentaire, laboratoire d’analyses. Elle comprend une pharmacie ( avec dépôt médicaments), des toilettes pour les médecins et un débarras.
A côté et au-dessous quelques images du dispensaire et des logements pour les médecins. 
La construction des logements pour les médecins a été nécessaire parce que les médecins malgaches demandent cette condition, outre leur salaire, pour accepter d’opérer dans une structure de ce genre.

Les travaux procèdent rapidement: on est presque à la réalisation du toit.

 

Tout autour du bâtiment ont été réalisées de belles arcades de 2 mètres de large, pour permettre aux patients d’attendre leur tour à l’ombre ou au sec (au Madagascar se succèdent la saison sèche - chaud- et la saison des pluies -chaud et pluies-).
Le matériel sanitaire a été envoyé de l’Italie en des containers. Une partie du matériel a été achetée tandis que l’autre a été offerte, comme des fauteuils dentaires, offerts par des dentistes siciliens. Un fauteuil dentaire inutilisé chez nous, parce que technologiquement désuet, même si efficient, au contraire au Madagascar il est une ressource formidabile, parfois un rêve pour un dentiste malgache, habitué à devoir se contenter souvent de beaucoup moins.

Les travaux terminés, tout est prêt pour l’inauguration, arrivée le 16 avril 2007, à la présence de l’Évêque de Mahajanga et d’autres autorités du Ministère de la Santé du Madagascar. Présents même quelques-uns de nos membres à l’occasion du deuxième voyage au Madagascar organisé par l’Association.

Bien des personnes assistent à l’inauguration, d’autant plus que le dispensaire pour beaucoup d’elles, qui ne peuvent pas recourir aux soins des hôpitaux, parfois très lointains et payants, c’est le seul espoir pour se soigner. Avoir ou ne pas avoir la possibilité de prendre un antibiotique ou un anti-inflammatoire fait la différence entre la vie et la mort.

L’Évêque découvre la plaque appliquée sur la porte d’entrée du dispensaire, couverte par le drapeau du Madagascar, aux couleurs pareils au tricolore italien.

 

Les Autorités entrent 

Tout est très beau, nouveau, propre, efficient

Vue des arcades extérieures.

L’ambiance est celle des jours de fête.

 

Les principales maladies que le personnel du dispensaire devra soigner sont le paludisme, les maladies de la peau causées par la piqûre d’insectes et par l’hygiène insuffisante, la parasitose comme la gale, la bilharziose (maladie endémique), les maladies infectueuses pulmonaires intestinales et vénériennes, les infections aux yeux, mais l’asthme et le diabète aussi. Les patients en général viennent de Marovoay mais aussi des villages ruraux voisins.

Le médecin qui travaille dans le dispensaire s’appelle Jean José, 39 ans, de Arivonimamo, près de la capitale Antananarivo, où il a pris sa maîtrise en 2003. Marié, père d’une enfant, il gagne 140 euros environ. Il est aidé par une accoucheuse qui l’assiste dans les accouchements et par un secrétaire dans la pharmacie ( respectivement 90 et 50 euros de salaire par mois). Chaque jour il fait 25 visites. Les médicaments sont constamment récueillis, sélectionnés et classifiés selon la typologie, par nos bénévoles en Sicile et envoyés périodiquement au Madagascar. Une partie est achetée en gros sur place pour contenir les frais.

Une visite coûte 40 centimes. Ailleur 1,20 euros, mais ici paie qui peut, elle est gratuite pour les âgés et pour qui est adopté à distance. Les pauvres ont une carte. Après la première année la structure pourra pratiquer l’autofinancement.

Dans cette photo le docteur Jean José montre un tee-shirt:

“Dispensaire dadatoa Nino”

"Dispensaire oncle Nino"

 

Le dispensaire porte le nom de Nino Baglieri, de Modica, ville dans le département de Raguse, décédé en 2007. Grand ami de notre Association, il a toujours aimé les missions et pour cette raison il demandait à ses nombreux amis une offrande pour ce but. La boîte avec les offrandes, qu’il a donnée à Père Renato avant de mourir, a été placée symboliquement à sa mémoire près du dispensaire.

Merci Nino!

 

Dans cette photo Père Renato remet à Père Bruno la petite boîte avec les offrandes de Nino. 

 
 

A l’Évêque est décrite la figure de Nino, pris dans quelques photos situées à l’intérieur des pièces du dispensaire.


Avec la générosité et l’engagement de beaucoup de personnes, grâce auxquelles il a été possible de réaliser le dispensaire, aujourd’hui tant de Malgaches peuvent se soigner…. 

La réalisation de la structure a été un engagement économique pas indifférent, mais son entretien n’est pas à moins: personnel médical, instruments, médicaments….

Pour ça la générosité est toujours bien acceptée.

Si l’on veut contribuer, il est possible d’avoir tous les renseignements nécessaires à la page consacrée à l’argument.

Un peu de nombres…De janvier 2008 au mois de mai 2010, ont été visitées presque 13.659 personnes. L’11,3 % des patients visités revient ensuite pour un contrôle ou une seconde visite pour la même pathologie, presque le 50 % des patients visités a besoin de médicaments, de pansements ou d’injections.

Pour 150 patients il a fallu redemander une hospitalisation ou en tout cas une intervention d’une structure hospitalière.

Ici de suite on peut voir le tableau récapitulatif, pour les années 2008/2010, des pathologies relevées sur la base de la subdivision demandée par le Ministère malgache de la Santé , qui demande chaque mois aux centres hospitaliers privés le compte rendu pour le monitorage de la situation sanitaire dans l’île.

 

pathologie patients
 
toux ou rhume 1499 10,97%
insuffisance respiratoire aigüe 1230 9,01%
paludisme simple 965 7,06%
diarrhée sans déshydratation 769 5,63%
affections digestives 687 5,03%
affections cutanées 661 4,84%
sans déshydratation avec du sang 472 3,46%
hypertension artérielle 413 3,02%
affections de l’œil et annexes 374 2,74%
affections dentaires 311 2,28%
infection génitale 204 1,49%
asthme 176 1,29%
parasitose intestinale 166 1,22%
traumatismes 123 0,90%
affections ostéoarticulaires 108 0,79%
affections cardio-vasculaires 99 0,72%
affections neurologiques 97 0,71%
ulcérations génitales 86 0,63%
malnutrition 64 0,47%
diabète suspect 42 0,31%
affections mentales et troubles psychiques 38 0,28%
pneumonie / bronchite 31 0,23%
toux suspecte de tuberculose 29 0,21%
spasmophilie 22 0,16%
diarrhée et dysenterie avec déshydratation 15 0,11%
pneumonie grave 3 0,02%
méningite 1 0,01%
cystiercose suspect 1 0,01%
rage humaine suspecte 1 0,01%
d’autres pathologies 4972 36,40%
TOTAL 13659  

 

 

 
patients venus au contrôle successif à la première visite 1542 11,29%
patients envoyés à l’hôpital 150 1,10%
pansements et injections effectués 6545 47,92%

 

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