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Dernière mise à jour: 18/03/2013

L’une des principales activités, près de la Mission des Carmes Déchaux de Marovoay, est adressée aux interventions et aux projets dans le domaine sanitaire. Depuis quand on a commencé, on a jugé une exigence fondamentale garantir une assistance sanitaire convenable et gratuite. Pour cela beaucoup sont les projets jusqu’ici financés dans cette direction. En particulier on cite la réalisation du Cabinet Médical «Nino Baglieri» et de la Maternité «Geppo Di Martino», comprenant ce qu’on définit désormais Centre Sanitaire de Ambovomavo. On a compris en effet que le manque de soins, même élémentaires, chez nous tout à fait normaux et sûrs, comporte au fil du temps des conséquences parfois graves. Une conjonctivite non soignée par un simple collyre, par exemple, peut conduire même à la cécité…

Même un cas pas très rare, tel que celui des enfants qui naissent les pieds légèrement tordus - même les plus heureux nouveau-nés européens peuvent présenter ce problème, qui, traité vite avec de la physiothérapie opportune ou avec des semelles orthopédiques, est corrigé sans particulières difficultés – à ces latitudes-là, au contraire, il peut devenir un problème très sérieux. La pauvreté des familles et l’impossibilité d’accéder facilement à des soins adéquats, rendent de plus en plus compliquée la situation, en obligeant les enfants, pendant tout leur développement jusqu’à leur âge adulte, à prendre des positions tout à fait incorrectes et causant l’invalidité. Pour ça Père Bruno a encouragé des campagnes de sensibilisation du problème et

des ”journées”, toujours très bondées (voir photos ci-dessus), de visites aux cabinets médicaux, grâce à la disponibilité de nombreux physiothérapeutes venus dans la Mission pour des expériences de stage bénévole. Considérée toujours positive la réponse à ces campagnes lancées par Père Bruno, même à travers la radio, on a pensé de donner un caractère de stabilité à ce type d’intervention, en destinant le sous-sol de l’établissement bâti pour la Maternité, à la réalisation d’un vrai Cabinet de Physiothérapie.

 

Dans la photo à côté, les lieux destinés à accueillir le Cabinet, désormais presque du tout finis. Sont déjà mis à disposition des outillages pour le gymnase, mais il y a encore beaucoup à faire. En effet beaucoup sont les outillages pour rendre efficient et fonctionnant un pavillon de ce genre. Mais la générosité de ceux qui, dans le passé, ont soutenu la réalisation des autres projets, surement ne manquera pas non plus pour cette importante action de soins et de prévention. 
Naturellement ce ne sont pas seulement nécessaires les lieux ou les outillages, mais aussi la disponibilité d’opérateurs qualifiés. Déjà des physiothérapeutes bénévoles, provenant de l’Italie, ont prêté leur service dans le Cabinet pendant des périodes plus ou moins longues. 
Encore tout est un peu en construction, mais la place pour les exercices, si l’on veut, on peut toujours le trouver! 

Dans ces photos les physiothérapeutes font pratiquer aux patients petits et grands des exercices opportuns de physiothérapie.

Il y a quelque année ces pratiques de physiothérapie à Marovoay étaient impensables, avec des résultats graves et causant l’invalidité.

 

Certainement l’efficacité de la physiothérapie doit faire les comptes avec l’opportunité avec laquelle on recourt à elle. Pour beaucoup d’enfants et de garçons fréquentant la Mission, dont les familles dans le passé, à cause de leurs graves problèmes économiques auxquels toutefois elles sont toujours exposées, n’avaient pas pu pourvoir à des soins convenables, le destin semblait signé d’une façon définitive.

Dans la photo à côté et dans le détail ci-dessous, un garçon fréquentant le lycée de la Mission nous montre avec crudité de quels graves résultats on parle.
Evidemment un cas de cette gravité ne peut pas être résolu avec la physiothérapie, mais seulement avec une délicate intervention chirurgicale.
 

Mais comment faire à Marovoay? Il faut un spécialiste et une structure adéquate.

Père Bruno nous raconte:

«Je m’étais mis en contact avec le Docteur M. Cimino, pour avoir des conseils et une aide technique pour l’hôpital qu’on voudrait réaliser à Mahajanga, destiné à toute la partie Nord-Ouest du Madagascar, 1700 km2. Il s’est rendu très disponible à nous aider pour tout et en particulier pour ces enfants».

En effet le Docteur M.Cimino est un chirurgien italien qui se déplace plusieurs fois par an avec son équipe au Madagascar pour soigner des cas semblables.

 

 
Les premières interventions: avril 2012  
   
Pris donc les contacts avec le Docteur M. Cimino, on prend en considération 13 petits patients à opérer, des enfants encore petits et un garçon de 17 ans . On doit faire des analyses( un peu près le laboratoire, un peu à l’hôpital de Mahajanga) et des radiographies. On doit organiser le voyage jusqu’à Fianarantsoa ( du côté opposé de Marovoay, dans le Sud du Madagascar) et il faut pourvoir aux frais pour la permanence dans un centre pour la réhabilitation postopératoire de 2 à 3 mois…  
Des frais de l’intervention s’en charge le Docteur M. Cimino avec son Association «Alfeo Corassori La Vita per Te», mais tout compte rendu il faut toutefois 335 euros environ par enfant, une somme vraiment haute pour les revenus du Madagascar.  

Et c’est à ce moment que la générosité de l’Italie intervient, comme jusqu’ici plusieurs fois. Grâce aux informations qui arrivent par mail de la Mission, le Président de la Banca Agricola Popolare de Raguse est renseigné sur l’initiative et décide de se charger de tous les frais pour les 13 garçons qui devront affronter l’intervention.

 
A ce point tout est prêt!

Le soir du 20 avril 2011 commence le voyage fatigant vers Fianarantsoa. Comme on peut imaginer, la très mauvaise condition des routes, souvent seulement au fond en terre battue, rend les déplacements assez difficiles. En effet il faudra plus de 24 heures pour arriver à destination, devant affronter beaucoup de difficultés le long de la route, à partir du chaud torride jusqu’aux routes impraticables…

Dans la photo à côté les petits patients, accompagnés par des parents.

Voilà ce qui signifie “route impraticable”… Parmi les petites difficultés du voyage, même ce très considérable enfoncement dans un trou boueux.

Arrivé à Fianarantsoa, le groupe accompagné par Père Bruno et par Claudia, physiothérapeute italienne bénévole à la Mission, est accueilli avec grande chaleur par M. Cimino, l’équipe médicale italienne et le personnel malgache de l’hôpital.

Dans la photo à côté l’équipe médicale, guidée par M. Cimino, pendant l’une des interventions. 

Un petit patient sur la table d’opération… Un peu de peur, quelque larme avant et après l’intervention, mais dans l’heureuse perspective de pouvoir recommencer à courir et vivre une vie normale.

Claudia raconte :

M’a frappé la phrase d’une fillette qui venant de se réveiller de l’anesthésie après l’intervention, a dit : «Mes pieds sont-ils droits ?». C’est fort !… et de ça on comprend combien d’attente et combien de gêne éprouvent ces personnes.

Terminées les interventions, tous les enfants opérés, non seulement ils doivent supporter le plâtre mais ils devront même passer une période de convalescence et de réhabilitation près une structure adéquate : à ce propos est localisé un Centre à Mahasoa, près les Sœurs Trinitaires de Rome ( à 220 km de Fianarantsoa).
   

 

Nouvelles interventions: novembre 2012  

Comme on imaginait, le résultat positif des premières interventions a poussé tant d’autres familles à demander le soutien de la Mission et de Père Bruno pour accéder à ces soins, en surmontant plusieurs résistances. En effet souvent tant d’enfants ne reçoivent pas les soins adéquats non seulement à cause des difficultés économiques des parents, mais aussi à cause des préjugés et des superstitions…

Parmi les différents cas traités pendant cette deuxième séance d’interventions on veut vous montrer les photos de ce petit enfant qu’on appelle Jean, ici photographié avant l’intervention.

Parents paysans en condition de pauvreté, le petit Jean, qui vit avec une tante, elle aussi paysanne, a ses petits pieds comme ça dès sa naissance. Il réussit, malgré tout, à marcher, mais une vie normale semblerait exclue…

Les photos parlent clair! Le petit Jean heureux et souriant, juste après avoir conclu la période de convalescence et de réhabilitation.

Père Bruno écrit:

Certes font tressaillir de joie le changement et la joie de ces enfants : merci au Docteur M. Francesco avec l’Association « La vita per Te » et à tous ceux qui nous ont aidés et continuent à nous aider !

 

Le projet “pieds tordus” est partagé avec l’Association “ Insieme si può” de Belluno, dont fait partie, comme opérateur local, Maurizio Crespi.

 

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